Réflexion profonde - La science du sexe

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Honnêtement, je ne peux pas dire que je suis d'accord avec elle. Mais cela reste intéressant. Et elle se concentre uniquement sur l'« amour de partenariat ». Quoi qu'il en soit :

Ce n'est pas une émotion, c'est une addiction : le guide d'une scientifique sur le cerveau amoureux

Nous sommes tous passés par là. Le cœur qui s'emballe, les nuits blanches, la façon dont une personne peut soudainement occuper chaque recoin de votre esprit. Nous appelons cela l'amour, et pendant des siècles, nous l'avons laissé aux poètes et aux philosophes. Mais et si l'expérience la plus intense de notre vie n'était pas une émotion éthérée, mais un mécanisme de survie puissant et ancestral, câblé dans notre cerveau ?

L'anthropologue biologique Dr Helen Fisher a passé sa carrière à placer l'amour sous le microscope — ou plus précisément, dans un scanner cérébral. Ses recherches révolutionnaires révèlent que l'amour n'est pas seulement un sentiment ; c'est une pulsion fondamentale, aussi puissante que la faim. Voici ce qu'elle veut vous faire savoir sur la science de l'attraction, du chagrin d'amour et de la pérennité de l'amour.

1. La vérité fondamentale : L'amour est une pulsion primaire

Oubliez ce que vous pensez savoir. Selon le Dr Fisher, l'amour romantique n'est pas une émotion qui réside dans les parties conscientes et évoluées de votre cerveau. C'est une pulsion qui provient du système de récompissance primitif du cerveau, plus précisément d'une minuscule usine située près de la base du cerveau appelée l' aire tegmentale ventrale (ATV).

Cette région fait partie de notre « cerveau reptilien », responsable des besoins de base pour la survie. L'ATV produit de la dopamine — un neurotransmetteur puissant associé à la motivation, à la concentration et au désir — et l'envoie dans tout le cerveau. C'est pourquoi l'amour ressemble moins à un choix qu'à une prise de contrôle. C'est un impératif biologique conçu dans un seul but : concentrer votre énergie de reproduction sur un seul individu et lancer le processus de reproduction.

Comme le dit le Dr Fisher, cette pulsion est comme un « chat qui dort » qui peut s'éveiller instantanément, ce qui la rend à la fois magique et exaspérante par son manque de contrôle sur nous.

2. Les trois systèmes de l'accouplement : Le désir, l'attraction et l'attachement

L'amour n'est pas un phénomène unique. Le Dr Fisher a identifié trois systèmes cérébraux distincts, mais interconnectés, qui ont évolué pour l'accouplement et la reproduction. Comprendre la différence est la clé pour comprendre vos propres relations.

Vous pouvez vivre ces étapes dans n'importe quel ordre. Vous pouvez ressentir un attachement profond pour un ami, pour que l'amour romantique ne s'enflamme que des années plus tard. Ou, une rencontre sexuelle fortuite (le désir) pourrait déclencher de manière inattendue le système dopaminergique, vous plongeant dans l'amour.

3. Pourquoi le chagrin d'amour est une addiction réelle et légitime

Si vous avez déjà eu l'impression de subir un sevrage après une rupture, c'est que vous le viviez réellement. L'étude la plus célèbre du Dr Fisher a consisté à placer des personnes récemment quittées dans une machine d'IRMf. Les résultats ont été stupéfiants.

Les régions du cerveau qui devenaient actives lorsqu'elles regardaient la photo de leur ex étaient les mêmes que celles qui s'allument dans le cerveau des accros à la cocaïne ou à l'héroïne en quête de leur prochaine dose. Plus précisément, elle a observé une activité dans :

  1. L'ATV : Le système de récompense produisait toujours de la dopamine, créant un désir intense pour la personne disparue.
  2. Le noyau accumbens : Une région clé associée à toutes les addictions.
  3. Les régions de la douleur physique : Expliquant pourquoi le chagrin d'amour peut littéralement, physiquement, faire mal.

Cela prouve que l'amour romantique est une addiction puissante. Lorsque vous êtes rejeté, vous n'arrêtez pas d'aimer la personne ; en fait, la pulsion peut s'intensifier, menant à des comportements obsessionnels et à un profond désespoir. Comprendre cela peut nous aider à être plus compatissants envers nous-mêmes et envers les autres qui traversent cette épreuve. Ce n'est pas de la faiblesse ; c'est un cerveau en état de sevrage.

4. La façon moderne d'aimer : L'« amour lent » et la pérennité de la relation

Le travail du Dr Fisher avec Match.com sur l'étude annuelle Singles in America révèle un changement majeur dans la cour. Nous sommes dans une ère de « amour lent ». Au lieu de se précipiter vers le mariage, les gens prennent leur temps pour apprendre à connaître un partenaire de manière approfondie avant de s'engager.

L'essor des rencontres par vidéo pendant la pandémie a accéléré cette tendance, créant une nouvelle étape cruciale dans le processus. Les discussions vidéo deviennent un outil de sélection « pré-rendez-vous » où les gens peuvent établir une connexion, privilégier l'honnêteté et la conversation plutôt que l'apparence, et décider si quelqu'un mérite le temps, l'argent et l'effort d'un rendez-vous en personne.

Le résultat ? Les premiers rendez-vous deviennent plus significatifs, et l'on embrasse moins de crapauds. En prolongeant le processus de séduction, les gens prennent des décisions plus éclairées, ce qui, selon le Dr Fisher, mènera à des partenariats plus stables à long terme.

Ses conseils pour entretenir la flamme sur le long terme sont ancrés dans cette même science du cerveau :